Imaginer une autre voie pour la sanction: Doullens crée une commission de la réconciliation
Pour changer de regard sur la personne de l'élève nous prenons parti pour des sanctions plus justes, des sanctions qui aident à grandir, des sanctions qui n'humilient ni ne blessent.
Nous créons dans l'établissement une commission de réconciliation qui a pour objectif d'accorder l'amnistie à tous ceux qui viendraient devant elle "avouer" en quelque sorte leurs exactions à condition de ne rien omettre de leurs délits dans leur déposition.
La commission de réconciliation se réunit à la demande de l'agresseur et avec l'accord de l'agressé.
Un délai de deux semaines est accordé à l'agresseur pour réfléchir à ses actes et remplir soigneusement ce dossier.
Pendant ces deux semaines l'agresseur est piloté par un adulte désigné par le CPE. Ce pilote doit veiller à ce que le livret soit rempli le plus sincèrement et le plus complètement possible.
L'agressé choisit la date de réunion de la commission (en accord avec les autres personnes convoquées), il choisit les participants à cette commission, soit deux adultes et deux élèves si possible témoins de l'agression. L'agressé doit informer le chef d'établissement de ses choix afin que ce dernier puisse organiser la réunion de la commission ainsi constituée.
A l'issue de la commission l'agressé est entièrement libre d'accorder le pardon, de le refuser ou d'imposer certaines conditions. Il peut aussi demander une sanction ou la réunion du conseil de discipline, s'il refuse le pardon.
COLLEGE ET LYCEE MONTALEMBERT
80600 DOULLENS
1 Commentaires :
bien catholique cette méthode..
un piètre confessionnal cette pseudo commission.
L'agression , , le choix du pardon, l'heure de la réconciliation... un sourire d'ange pour ce parcours biblique.
21/5/08 21:26
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