Préparation et accompagnement des communautés éducatives de l'Enseignement catholique pour la journée nationale du 1 décembre 2006, dans la continuité des assises.

03 décembre 2005

6e : Quand l'évaluation fait peur ...

Paroles d'un élève de 6e

extrait qui donne à penser… Nous renvoyons à la rubrique : « témoignages » pour découvrir d’autres paroles d’élèves.

« Les mots dans le carnet, ça me stresse trop, je ne pense qu’à ça toute la journée, ça m’empêche de travailler. Un mot c’est une « archidéception », j’aimerais bien être sage mais parfois, je ne peux pas m’empêcher de parler, ce qui me coûte un mot ! J’ai peur alors d’en avoir d’autres et que les profs ne soient plus fiers de moi. J’aimerais mieux qu’ils soient fiers de moi, j’ai envie d’être un bon élève. »

Christiane Durand

Tenir Parole, une réflexion de Monseigneur Benoît Rivière

Monseigneur Benoît Rivière, évêque auxiliaire de Marseille, a proposé aux chefs d'établissements du diocèse réunis en séminaire fin septembre une lecture et une méditation à partir de "Tenir parole".
Nous avons extrait de ce temps fort quelques courts extraits qui nous paraissent pouvoir donner un sens tout particulier à la démarche que nous vivons collectivement.

télécharger les vidéos

02 décembre 2005

Soir du 2 Décembre…

Soir du 2 Décembre…

Les équipes ont relevé le défi, nous avons reçu avec joie de nombreux messages : des bougies se sont allumées, des élèves ont pu parler avec les adultes, des parents ont été accueillis et écoutés, des conseils d’établissement se sont réunis, des réussites ont été partagées.

BRAVO À TOUS

Dès 18 heures,
nous avons déjà pu, grâce à vous tous, mettre en ligne 87 cahiers des réussites émanant de 40 départements.

Nous attendons avec impatience vos récits, vos expériences, vos recueils de paroles, vos réussites, et les « pépites » que vous aurez, sans aucun doute, pu récolter.

Le blog du site des Assises va continuer à nous permettre de mutualiser les richesses et les questions.

À bientôt sur le blog et bonne moisson à tous.


L’équipe des Assises

Citations

... recueillies par Christiane Durand
au cours des Semaines sociales sur la transmission
25, 26, 27 Novembre 2005

-« Nous nous devons les uns aux autres les mots qui disent le sens de la vie » Guy Coq cité par Agnès Auschitzka, journaliste à La Croix.
- « Il faut accepter le temps du désert de la transmission, ce qui est semé n’est pas perdu, le temps long de la vie qui croît se nourrit de l’espérance ». Robert Rochefort (CREDOC)
- « Ce que nous avons à transmettre c’est une relation qui court parmi les humains de génération en génération : s’aimer soi-même parce qu’on a été aimé et ainsi pouvoir transmettre, à son tour, l’amour, ce sans quoi l’humanité sombre dans l’abîme » Maurice Bellet
- « Ce que l’on a à léguer, ce n’est pas une masse de choses, mais l’art de la marche et le goût de la grande amitié, pas une parole sur l’amour, mais une parole aimante ». Maurice Bellet
- « Transmettre c’est discerner le nécessaire, réaliser le possible, préparer le souhaitable ». Maurice Bellet
- « Personne ne peut croire en la vie à la place d’un autre, mais pour accéder à cette foi, la parole d’un « passeur » est nécessaire ; ne dois-je pas m’entendre murmurer à moi-même : « oui, c’est vrai, la vie vaut la peine d’être vécue, j’y crois »… La vie vaut la peine d’être mise en jeu pour autrui, c’est ainsi qu’on l’a reçue, c’est ainsi qu’on la transmet ». Christoph Theobald
- « Croire au Christ c'est sans cesse découvrir en lui un doigté sans pareil pour toucher ce qui est humain et souvent trop humain en nous et percevoir ainsi l'extraordinaire connivence entre l'Evangile de Dieu et le mystère de notre existence humaine ». Christoph Theobald
- « C’est la contagion de notre intérêt pour tous et chacun qui nous vaudra - peut-être - l'intérêt de certains pour la "source " de vie qu'est pour nous le Christ ». Christoph Theobald
- « La transmission ne vient pas de la bonne conduite, c’est la révélation de l’amour de Dieu, malgré les ratés, les blessures, les errances ». Agnès Auschitzka
- « Quand on remplace l’engagement par le contrat, on prend acte qu’il n’y a pas de confiance, pas de pari sur l’avenir ». Arnaud Favard – prêtre de la Mission de France
- « Le disciple, ce n’est pas un vase qu’on remplit, mais un feu qu’on allume ». Arnaud Favard
- « La grammaire élémentaire de l’existence humaine fait défaut. On voudrait transmettre des attitudes, des valeurs par des savoirs et l’on s’étonne de ne pas y arriver » Jean-Claude Reichert – Directeur du CNER
- « Jésus parlait avec autorité parce que les autres se reconnaissaient dans sa parole, parce qu’il faisait se lever en eux l’humanité » Jean Joncheray – prêtre théologien
- « Celui qui transmet est un maillon et non le fondateur du sens » Mijo Beccaria – journaliste
- « Cette société écoute davantage les témoins que les maîtres » Paul VI
- « L’Évangile n’est pas un livre sacré mais la fontaine du village ». Jean- Paul II cité par Jean-Claude Guillebaud
- « Croire c’est donner son assentiment non à un dogme mais à un chemin. La tolérance c’est la fermeté d’une croyance qui autorise le dialogue ». Jean-Claude Guillebaud
- « Le travail de « passeurs » maintenant, nous le savons, est le nôtre. Les circonstances de la vie m'ont fait fréquenter certains points chauds du globe. J'y ai rencontré des « passeurs » et des gens qui, dans la nuit, avaient eu recours à leurs services. La nuit est le milieu du passeur. Les candidats au passage n'étaient pas sans appréhension car les passeurs ne sont pas toujours gens exemplaires ; mais il s'agissait de cheminer vers une aube de liberté. Le « passeur », surtout lorsque les eaux étaient hautes et le courant violent, leur demandait d'abandonner tout bagage à l'exception de l'essentiel dans un modeste baluchon à porter sur la tête. Nous aussi sommes dans la nuit, mais nous croyons en une aurore ; nous, non plus, ne sommes guère exemplaires ! Nous aussi devons abandonner beaucoup de bagages, qu'il s'agisse de conceptions très chères, d'habitudes ou d'acquis de toutes sortes. Et surtout, avançons hardiment puisque c'est le Passeur par excellence –Jésus de Nazareth- qui nous tend la main. Alors l'essentiel pourra passer et fleurir au-delà de toute espérance. Michel Camdessus – président des Semaines sociales

Des professeurs qui "réussissent" « Sortir de nos impasses pour donner le goût de l’avenir »

« Il y a toujours des enseignants avec qui la transmission fonctionne ! Pourquoi ? D’où vient leur charisme ? Ces enseignants recueillent l’attention parce qu’ils habitent leur parole et croient à ce qu’ils disent, nos enfants ont un sixième sens et repèrent très bien si celui qui leur parle croit ce qu’il dit et vit ce qu’il pense. La transmission ne passe pas si elle est déclamatoire, sans engagement dans la vie de celui qui parle ».

Notes prises par Christiane Durand lors de la conférence de Jean-Claude Guillebaud intitulée : « Sortir de nos impasses pour donner le goût de l’avenir » donnée le Dimanche 27 Novembre 2005 dans le cadre des semaines sociales de France.

"Pouce... on arrête !"



Toutes les communautés éducatives se réunissent aujourd’hui dans nos écoles pour tenir parole. L’an dernier, le 3 décembre 2004 nous avons pris des engagements : que sont-ils devenus ? Il est temps de faire le point…
A la direction diocésaine de Beauvais, nous avons pris l’engagement de libérer du temps pour l’accueil et l’accompagnement des Personnes. Depuis le début de cette nouvelle année scolaire, nous avons organisé plusieurs rencontres :
* avec les remplaçants qui permettent aux élèves de poursuivre leur scolarité en l’absence de leur professeur mais leur tâche est parfois difficile ;
* avec les maîtres des classes d’enseignement spécialisé qui aident chaque jour les élèves handicapés à progresser. Nous les invitons à former un réseau d’Aide à l’Intégration Scolaire (AIS) pour ne pas rester seul face à un quotidien parfois pénible.

Que cette journée de réflexion remplisse nos coeur de joie et de confiance dans l’attente de Noël : temps d’incarnation de la Bonne Nouvelle !

Marie Bugny, directrice adjointe de la direction diocésaine de Beauvais

Que la fête soit belle ...

Ainsi nous voici arrivés au deuxième rendez-vous des communautés éducatives de l'enseignement catholique.
Toute l'équipe d'animation est à votre écoute et soutient avec optimisme ce qui va se vivre au plus près, dans la relation de proximité.
A nous tous d'oser sortir des habitudes, de nos peurs et de nos timidités pour vivre la rencontre de ceux que nous n'avons pas toujours le temps, l'énergie, le courage d'écouter.
A chacun de nous d'élargir "l'espace de confiance" que nous invite à construire la démarche d'Assises.
Bonne journée à tous !

01 décembre 2005

Un extrait de la conférence de Christoph Theobald, sj, théologien prononcée aux « Semaines sociales » le 25 Novembre 2005

« La Foi au Christ, transmettre l’intransmissible »

Les anthropologues nous l'apprennent : à la différence de l'animal, l'être humain est radicalement inachevé quand il naît et il le reste tout au long de son existence. Cet inachèvement constitutif fait appel à sa capacité à faire confiance en la vie, à y croire. Mais il doit passer chaque fois un "seuil " quand il laisse la peur devant l'inconnu céder la place au simple courage d'être et de vivre ; toutes les cultures le savent en accompagnant ces passages décisifs par leurs rites d'initiation.

Ces seuils, personne ne peut les franchir seul. Pour chacun de nous, ces "nouvelles naissances ", supposent déjà des relations, parentales ou autres, qui nous précèdent : nous sommes réellement engendrés à faire confiance, par d'autres qui nous ont fait confiance, sans toutefois que la responsabilité de notre propre décision de croire ou de ne pas croire en la vie puisse nous être enlevée. Qui ne se souvient d'avoir entendu une parole décisive d'un autre ou d'avoir vu dans son regard bienveillant la possibilité de faire soi-même le pas qui coûte ! À certaines étapes de notre existence, il nous paraît suffisant de vivre sur la vitesse acquise ; mais à des moments de passage ou de crise, l'acte de foi inaugural en la vie doit être réactivé. Dans ces situations, nous avons vraiment besoin de personnes capables de la susciter ou de la ressusciter. Nous avons besoin de "passeurs ".

C'est alors que nous découvrons l'intérêt primordial du "passeur " de Galilée pour cette "foi " comme unique source de vie : "C'est ta foi qui t'a sauvé ", dit-il à tant d'hommes et de femmes rencontrés en situation de nécessité : celle qui depuis douze ans souffre d'hémorragies, les porteurs du paralytique, le centurion attaché à son esclave malade et sur le point de mourir, etc.. Jésus nous apprend ainsi qu'il n'y a pas de vie humaine sans "foi ".

30 novembre 2005

Comme un souffle fragile...

L’idée fait son chemin depuis la dernière réunion des pilotes diocésains des Assises. Et si l’on marquait cette journée des communautés éducatives au cœur de l’Avent en allumant aux fenêtres de l’établissement, dans les salles de classe des bougies ?
Lumières à la fois fragiles en apparence dérisoires, et en même temps pleines de force et d’espérance pour envoyer un signe qui relie et dise l’esprit de ce temps d’écoute et de partage.
Alors pourquoi pas vous ?

Comment les établissements ont pensé leur journée des communautés éducatives

La Vendée a fait passer à l'équipe d'animation des Assises trois scénarios pour vendredi prochain.
voir ces exemples

29 novembre 2005

"Réussir à 12 ans", témoignages

A trois jours de la journée des communautés éducatives, le site des Assises relaie des propos tenus par des élèves de 6ème d'un collège vendéen. Ce court document pdf nous fait découvrir l'ampleur du champ de la réussite qu'espèrent ces enfants : avoir de bonnes notes certes, mais il est aussi question de confiance en soi, de respect et de relations.
Télécharger le document

28 novembre 2005

"Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche"

Cette phrase a aujourd'hui plus d'un demi-siècle et se trouve au coeur du "cahier d'un retour au pays natal" du grand poète antillais Aimé Césaire. On la retrouve dans les entretiens parus chez Albin Michel, ce mois-ci, sous le titre "Nègre je suis, nègre je resterai".
Elle nous rappelle que cette journée des communautés éducatives, que nous préparons cette semaine, est l'occasion, d'abord peut-être, d'une écoute, d'un accueil, d'un effort de silence intérieur pour rejoindre ce qui ne se dit pas ordinairement, ce qui balbutie, ce qui se cherche dans le quotidien affairé que nous vivons au sein de l'établissement.
Le pari que nous faisons ensemble tient à ce que nous avons à être la bouche des malheurs bien sûr mais d'abord de ce qui réussit, de ce qui permet de construire une image positive de soi, des autres, de la communauté.

Qu'est-ce que la réussite ?

Le diocèse de Versailles a recueilli et mis en forme des propos d'élèves, du primaire à la prépa, qui se sont prononcés sur leurs représentations de la réussite, du travail, de la famille, de la société, du bonheur...
voir les fichiers powerpoint