La journée du 2 décembre a pour premier objet de donner à chaque communauté éducative un espace de parole, un temps de pause durant lesquels chacun de ses membres pourra avoir le sentiment de pouvoir être entendu, reconnu. Temps durant lequel on se préoccupe de l'essentiel, de ce qui tient à coeur. Temps d'authenticité, de simplicité.
Une expression est venue naturellement pour dire cela : "ouvrir un espace de confiance" !
Il nous faut faire attention à ne pas galvauder l'expression. Il y a là un fil à tenir que nous essaierons de suivre à plusieurs reprises dans ce journal des Assises.
Pour commencer, nous vous proposons ce beau texte de Christian Bobin :
"Dire : je sais les horreurs de cette vie et je ne me lasserai jamais d’en débusquer les merveilles, c’est faire son travail d’homme, et vous le savez bien : ce genre de travail n’est jamais fini,
La confiance est la matière première de celui qui regarde : c’est en elle que grandit la lumière. La confiance est la capacité enfantine d’aller vers ce que l’on ne connaît pas comme si on le reconnaissait.
La confiance est cette racine minuscule par laquelle le vivant entre en résonance avec toute la vie – avec les autres hommes, les autres femmes, comme avec l’air qui baigne la terre ou le silence qui creuse un ciel. Sans confiance, plus de lien et plus de jour. Sans elle, rien."
C.Bobin/E.Boubat donne-moi quelque chose qui ne meure pas