Préparation et accompagnement des communautés éducatives de l'Enseignement catholique pour la journée nationale du 1 décembre 2006, dans la continuité des assises.

19 novembre 2005

Quand la confiance devient un principe de pilotage ...

Nous empruntons à Jacques Chaize, consultant en entreprise, et auteur, entre autres, du très beau livre : la porte du changement s'ouvre de l'intérieur, 6 principes d'action et du pilotage qui nous semblent particulièrement porteurs de sens quand on réfléchit à l'animation et à la vie quotidienne de la communauté éducative.

La confiance a les yeux ouverts, c'est plutôt la méfiance qui est aveugle.
La méfiance est aveugle et souvent sans limites. La confiance, au contraire, se fixe des limites.
La méfiance est souvent un réflexe, instinctif. La confiance, au contraire, s'apprend.
La méfiance crée des distances, la confiance nous rapproche.
La méfiance se méfie des rencontres, la confiance se nourrit de contacts.
La méfiance a besoin de chefs méfiants et peu nombreux, la confiance a besoin de leaders confiants et interchangeables.

18 novembre 2005

Un entretien vidéo avec P. Malartre pour présenter la journée du 2 décembre

Nous mettrons en ligne lundi prochain 21 novembre un court entretien avec Paul Malartre dans lequel le secrétaire général redit l'esprit de la journée du 2 décembre et le sens de la démarche au long cours de l'enseignement catholique à travers ses Assises.
Cet entretien sera téléchargeable et a été pensé pour pouvoir être utilisé soit dans la préparation soit dans le déroulement de cette journée.

17 novembre 2005

Les cahiers de la réussite arrivent

Tous les établissements, écoles, collèges, lycées, devraient recevoir dans les jours qui viennent les cahiers de la réussite.
Ils constitueront la trace et l'outil de communication et d'échange entre les communautés éducatives lors de la journée du 2 décembre.
Ils seront au nombre de deux. Le premier exemplaire est pour l'établissement. Le second sera envoyé au diocèse en même temps qu'il pourra être mis en ligne sur le site des Assises.
Cet envoi est accompagné d'une lettre de Paul Malartre.

16 novembre 2005

Quand parents et enseignants parlent de réussite ...

Réussir :
Les rencontres individuelles parents / enseignants


Quelques propos entendus lors d’une rencontre entre des chefs d’établissements, des enseignants et des parents, organisée par le diocèse de Vendée le 9 novembre 2005. Ces paroles échangées peuvent inviter à d’autres dialogues…



- « Madame X n’a pas besoin de venir me voir, tout va bien ».
- « Quand on veut vraiment discuter avec les parents, on les rencontre à un autre moment ».
- « Après avoir consulté ma fille, je ne vais plus aux rencontres individuelles organisées par l’établissement ».
- « Les professeurs ont peur d’être jugés sur leur travail : plus on met de notes, plus on est un bon enseignant, dans l’esprit des parents »
- « En tant qu’enseignant, on n’a pas eu la formation nécessaire pour savoir dialoguer avec les parents ».
- « Dans les entretiens, on ne se base souvent que sur les notes, on ne valorise pas l’implication ni les progrès ».
- « On change de regard sur les rencontres parents/enseignants quand on a des enfants soi-même, on en ressort frustré »
- « En général ça se passe bien, mais s’est-on vraiment rejoint ? »
-« On n’a pas la même culture que les enseignants, c’est pas facile de se parler et de comprendre exactement ce qu’ils veulent dire ».
- « Le poids des paroles des enseignants est très lourd ».
- « Les parents attendent de l’évaluation ce qu’ils ont vécu eux-mêmes à l’école »
- « On a peur de rencontrer un enseignant quand notre enfant a des problèmes, on a surtout peur d’avoir raté notre rôle d’éducateur ».
- « On se prête parfois des intentions avant de se parler et ça gêne pour se comprendre, ça engendre des peurs des deux côtés ».
- « Qu’est-ce qu’il faut retransmettre à l’enfant quand il n’assiste pas à l’entretien ? ».
- « On parle à des parents en tant que professionnel, comment rester à sa place et ne pas renoncer à dire ce que l’on a à dire ? »
- « Comment rejoindre les parents qui ne sont pas eux-mêmes à l’aise avec l’école et qui n’osent pas venir ? »

Christiane Durand

15 novembre 2005

Qu'est-ce qu'un élève qui réussit ?

Libres propos

Échos de deux journées organisées par l’Observatoire pédagogique régional de Bretagne

140 personnes : enseignants, chefs d’établissement, parents, personnels ont partagé et réfléchi à partir des trois familles de « Tenir parole » : Évaluer pour faire grandir, évaluer : quelle conception de la réussite et apprendre les limites, les 18 et 19 Octobre derniers.

.- Si un élève qui réussit « c’est un élève qui prend du recul par rapport à ce qui lui est demandé., qui voit les choses globalement »…. Alors, quand et avec qui apprend-on cela à l’école ?
- Si un élève qui réussit « c’est un élève qui a le sentiment de progresser »… Alors, comment souligner davantage les progrès dans nos évaluations ?
- Si un élève qui réussit « c’est un élève qui obtient les notes nécessaires pour pouvoir choisir sa voie » … Serait-ce aussi parfois un bon stratège calculateur qui travaille à l’économie ?
- Si un élève qui réussit « c’est un élève capable de vie sociale, qui a sa place dans le groupe classe et est intégré dans les démarches collectives »…. Alors, quelles sont les occasions d’évaluer, au sens de valoriser, les « compétences sociales » ?
- Si un élève qui réussit « c’est un enfant comme les autres »…. Alors, quelle évaluation pour les « pas comme les autres » ?
- Si un élève qui réussit « c’est un élève qui surmonte ses difficultés »…. Alors, comment inventer des temps et des lieux pour le dialogue nécessaire à la relecture d’un parcours ?
- Si un élève qui réussit « c’est un élève qui accepte ses limites et croit en la vie »… Alors quelle vision de l’avenir donnons-nous aux jeunes en tant qu’adulte ?
- Si un élève qui réussit « c’est un élève qui donne du sens à ce qu’il fait »… Alors, quel temps consacrons-nous à la construction du sens ?
- Si un élève qui réussit « c’est un élève qui se sent reconnu dans sa globalité, en tant que personne, à l’aise dans son corps et dans sa tête »… Alors, quelle place donnons nous à toutes les disciplines pour prendre en compte toute la personne ?
- Si un élève qui réussit « c’est un élève qui a appris à mieux se connaître »… Alors, quand peut-il revenir sur son parcours et valoriser ses talents ?
- Si un élève qui réussit « c’est un élève qui sort de l’école en ayant confiance en lui »… Alors, comment sanctionner sans atteindre négativement l’image de soi ?
- Si un élève qui réussit « c’est un élève qui aime penser et comprendre »… Alors, comment revaloriser le questionnement et la recherche dans nos démarches pédagogiques ?
- Si un élève qui réussit, « c’est un élève qui sait s’adapter à un nouveau contexte »… Alors, il faut apprendre le risque et l’ouverture à la nouveauté.
- Si un élève qui réussit, « c’est un élève qui sait hiérarchiser les connaissances »… Alors, il faut donner plus de place aux temps de synthèse et de structuration des savoirs.
- Si un élève qui réussit, « c’est un élève qui sait trouver sa voie »… Alors, il faut nous interroger sur la hiérarchie implicite et souvent inconsciente que nous véhiculons sur les voies de réussite.

Christiane Durand

Après quelques tatonnements, cette fois le blog démarre

Toutes nos excuses pour ces premiers tâtonnements et réglages nécessaires. Vous trouverez, dorénavant, chaque jour un écho, une illustration de ce qui se vit dans les diocèses pour préparer la journée du 2 décembre.
Encore une fois, n'hésitez pas à contribuer, à réagir.